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L’Enceinte de Philippe Auguste (1190-1215)

Rue Charlemagne

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L’Enceinte de Philippe Auguste, avec la forteresse du Louvre, l’Île de la Cité, la cathédrale Notre-Dame de Paris et l’abbaye Sainte-Geneviève.

Second rempart médiéval de Paris, l’Enceinte de Philippe Auguste fut érigée dans le contexte des luttes opposant le roi de France à la dynastie anglaise des Plantagenêt (voir Voyageursaulouvre : Le Louvre médiéval). Afin de protéger la capitale d’éventuelles attaques venues du nord et de l’ouest, Philippe Auguste fit également ériger une forteresse quadrangulaire (le Louvre) en avant de cette muraille.

Entièrement crénelé et muni d’un chemin de ronde, le mur d’enceinte était ponctué de tours de guet. Il possédait plusieurs portes principales (Saint-Honoré, Montmartre, Saint-Denis, Saint-Martin, Temple, Saint-Jacques, Saint-Marcel…) et de nombreuses poternes permettant d’entrer plus facilement dans la ville ou d’en sortir.

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Les vestiges les plus importants de l’Enceinte de Philippe Auguste se situent dans le IVe arrondissement, à l’angle des rues Charlemagne et des Jardins Saint-Paul. Une portion de courtine et deux tours en ruine se dressent encore le long du terrain de sport des Jardins Saint-Paul, jusqu’à la rue de l’Ave-Maria.

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Rue Charlemagne – La Tour « Montgomery »  

Largement ruinée, mais soigneusement préservée, la Tour « Montgomery », autrefois flanquée d’une autre tour, défendait la poterne Saint-Paul. Elle porte le nom de Gabriel de Lorges, comte de Montgomery, connu pour avoir tué accidentellement le roi de France Henri II, en 1559, lors d’un tournoi, rue Saint-Antoine, devant l’Hôtel des Tournelles.

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Terrain de sport de la rue des Jardins-Saint-Paul – Portion de l’Enceinte de Philippe Auguste

La portion de l’ancienne muraille, qui reparut en 1946, après la démolition d’immeubles vétustes, est mitoyenne des bâtiments de l’ancien couvent de l’Ave Maria. Ceux-ci, construits sur un quadrilatère délimité par l’Enceinte de Philippe Auguste, furent démolis en 1878. La partie nord de l’ancien couvent fut affectée au lycée Charlemagne ; la partie sud, à un marché couvert, démoli en 1905 et remplacé par les bâtiments d’une école.

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La tour Barbeau, l’île Notre-Dame, l’île aux Vaches et le château de La Tournelle

L’Enceinte de Philippe Auguste était interrompue par la Seine, au niveau des actuels quais des Célestins, sur la rive droite, et de La Tournelle, sur la rive gauche. L’Île Saint-Louis n’était pas encore constituée, mais divisée en deux îles (l’île Notre-Dame et l’île aux Vaches), que séparait un chenal dans le prolongement des murs.

La tour Barbeau, sur la rive droite, et la tour Saint-Bernard, sur la rive gauche, protégeaient la ville contre d’éventuelles attaques venant de la Seine. La tour Saint-Bernard fut remplacée, probablement sous le règne de Charles VI, par une petite bastide carrée, qu’on dénomma « château de La Tournelle ». Quant à la tour Barbeau, elle disparut au tournant du XVIIe siècle.

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Le canal du Moulin d’Aletz, les fossés Saint-Bernard, la rue Saint-Victor, parallèle à la Seine, et la rue de Bièvre

La Bièvre se jetait dans la Seine, à la hauteur de l’actuel quai d’Austerlitz, bien en amont de l’Enceinte de Philippe Auguste. Les moines de l’abbaye Saint-Victor eurent toutefois l’autorisation de détourner la rivière de son lit naturel pour alimenter leurs terres agricoles. Un premier canal de dérivation, dit « canal des Victorins », passait ainsi sous l’Enceinte de Philippe Auguste au niveau de l’actuelle rue des Écoles, suivait le tracé de la rue Saint-Victor, puis celui de la rue de Bièvre, avant de se jeter dans le fleuve.

Les plans anciens de Paris ne distinguent pas toujours clairement le lit de la Bièvre et de ses canaux de dérivation, et sont parfois imprécis. Le plan de Bâle, édité par Olivier Truschet et Germain Hoyau en 1550, n’indique plus le canal des Victorins, asséché par les fossés creusés le long du mur d’enceinte au XIVe siècle, mais signalent en revanche l’embouchure d’un second canal de dérivation, dit « Canal du Moulin d’Aletz », qui rejoignait la Seine près de la tour Saint-Bernard.   

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Il faut parfois rechercher les vestiges de l’Enceinte de Philippe Auguste dans le sous-sol de bâtiments modernes qui, de l’extérieur, ne laissent rien paraître ! Les restes d’une arche permettant au canal des Victorins de franchir la muraille sont par exemple toujours visibles sous le bureau de poste de Jussieu, à l’angle de la rue des Écoles et de la rue du Cardinal-Lemoine. La construction de cet immeuble fit par ailleurs disparaître des éléments de l’enceinte encore debout.

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Rue des Écoles – Plaque indiquant l’emplacement de la porte Saint-Victor

La porte Saint-Victor se dressait légèrement en retrait, vers le n° 2 de la rue des Écoles. Une plaque conserve aujourd’hui le souvenir de cette porte principale, « reconstruite en 1568 », puis finalement obsolète et « abattue en 1684 ».

Des vestiges sont conservés à ciel ouvert dans le périmètre de nombreuses propriétés privées, préservés et remployés comme mur de clôture. Des portions ferment par exemple la cour de la caserne des sapeurs-pompiers du 48-50, rue du Cardinal-Lemoine.

Depuis la rue Jacques-Henri-Lartigue, le passant peut apercevoir l’extrémité de ce fragment d’enceinte, découvert en 1959 après la rénovation de l’îlot d’Arras. Intégré à l’architecture du bâtiment moderne que l’on construit une vingtaine d’années plus tard, ce fragment a été soigneusement préservé.

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Rue Clovis – Portion de l’Enceinte de Philippe Auguste

Un pan de mur de l’Enceinte de Philippe Auguste s’avance sur le trottoir de la rue Clovis et s’enfonce dans la profondeur de deux parcelles dont il forme la délimitation. Sur l’extrémité de ce pan de mur, une plaque indique « Reste de l’Enceinte / Philippe Auguste / XIIe siècle ».

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Ces vestiges permettent de reconstituer le tracé de l’enceinte, qui longeait pratiquement la rue du Cardinal-Lemoine, puis coupait d’autres voies (les rues Jacques-Henri-Lartigue, Clovis et Descartes). Elle cheminait parallèlement à la rue Thouin, puis bifurquait à l’angle de la rue de l’Estrapade, qui occupe l’emplacement d’un sentier aménagé autrefois le long du fossé creusé devant la muraille.

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Rue Descartes – Plaque signalant la porte Saint-Marcel

Une porte principale se dressait au niveau des n° 47 et 50 de la rue Descartes : la porte Saint-Marcel. Protégée par deux tours, cette porte menait au bourg Saint-Marcel, situé hors-les-murs, par la rue du Mont-Cétard (actuelle rue Mouffetard), l’une des plus anciennes voies de Paris.

Dans la seconde moitié du XIVe siècle, sous le règne de Charles V, une avant-porte fut érigée à la hauteur du 9, rue Mouffetard. Détruit en 1685, cet ouvrage est aujourd’hui signalé par une inscription : « Du règne de Louis Le Grand / En l’année MDCLXXXV [1685] la porte / Saint Marcel qui était en cet endroict / A esté démolie par l’Ordre de MRS / Les Prévosts des Marchands et / Eschevins et la présente inscription / Apposée en exécution de l’arrest / Du Conseil du XVII avril au dit an / Pour marquer le lieu où estait cette / Porte et servir ce que de raison ».

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Le tracé de l’Enceinte de Philippe Auguste traverse ensuite les rues Saint-Jacques, Paillet et Le Goff, là où elles croisent la rue Soufflot, puis franchit le boulevard Saint-Michel et remonte vers la Seine, le long des rues Monsieur-le-Prince et Mazarine.

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Rue Saint-Jacques – Plaque signalant la porte Saint-Jacques ou porte Notre-Dame-des-Champs

La porte Saint-Jacques était, comme la plupart des portes principales de l’Enceinte de Philippe Auguste, gardée par deux tours et précédée d’une construction en chicane. Démolie en 1684, elle est signalée par une plaque fixée au mur de l’immeuble situé au 172, rue Saint-Jacques.

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Église Saint-Étienne-du-Mont – Plaque indiquant le plan du couvent des Jacobins, rue Saint-Jacques, et le tracé de l’Enceinte de Philippe Auguste

Dans l’église Saint-Étienne-du-Mont, une plaque gravée donne le plan de l’ancien couvent des Jacobins, rue Saint-Jacques, superposé aux rues créées à l’époque moderne. Elle nous apprend que les bâtiments de l’établissement religieux, démolis au fur et à mesure jusqu’en 1849, se dressaient contre l’Enceinte de Philippe Auguste, plus exactement entre les portes Saint-Jacques et Saint-Michel.

D’abord dénommée « porte Gibart », par altération de « Gilbert », puis « Gibert », la porte Saint-Michel devint la « porte d’Enfer », en allusion à la rue du même nom à l’extrémité de laquelle elle était située. Remise en état en 1394, elle prit, l’année suivante, le nom de « porte Saint-Michel » en l’honneur de Michelle de France, fille du roi Charles VI. La porte Saint-Michel fut abattue en 1684, en même temps que la porte Saint-Jacques.

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Rue Dauphine – Plaque signalant la destruction de la porte Dauphine

Rattachée à la cour du Commerce Saint-André par un passage percé dans les vestiges de l’Enceinte de Philippe Auguste vers 1791, la cour de Rohan (à l’origine « cour de Rouen ») possède encore quelques éléments de l’ancienne muraille. Il ne reste en revanche plus rien de la porte Dauphine, qui se dressait pratiquement à l’angle de la rue Saint-André-des-Arts.

Elle était encore debout lorsqu’on perça, en 1607, le tracé rectiligne de la rue Dauphine, depuis la place Dauphine et le Pont-Neuf, dont elle est le prolongement, jusqu’à la vieille muraille. L’emplacement de la porte Dauphine, détruite en 1673, est aujourd’hui signalée par une plaque gravée en lettres dorées : « Du Règne de Louis le Grand / En l’année MDLXXIII [1673] la Porte / Dauphine qui estoit à cet endroit / A esté démolies par l’ordre de M. M. / Les prévost des marchands et / Eschevins et la présente inscription / Apposée en exécution de l’arrest / Du Conseil XXIIII Septembre Aud[it] / an pour marquer le lieu où estoit / Cette Porte et servir ce que de  raison ».

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Plusieurs éléments de l’ancienne muraille et les restes d’une tour de guet ont subsisté à l’intérieur d’un bâtiment moderne, édifié dans la cour privée d’un immeuble situé au 27, rue Guénégaud. Un peu plus loin, la base d’une tour a été mise à jour lors de fouilles archéologiques menées dans une cour de l’Institut de France, avant la réalisation d’un nouveau bâtiment.

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L’Enceinte de Philippe Auguste était interrompue par la Seine, au niveau des actuels quais de Conti, sur la rive gauche, et François-Mitterrand, sur la rive droite. La Tour de Nesle, sur la rive gauche, et la Tour du Coin ou Tour de la Conférence, sur la rive droite, protégeaient la ville contre d’éventuelles attaques venues du fleuve.

Située à l’emplacement de l’actuel pavillon occidental du Collège des Quatre-Nations (Institut de France), la Tour de Nesle servit à tirer les feux d’artifice des fêtes royales, avant d’être finalement démolie en 1663 ou 1665. Crénelée comme la Tour de Nesle, dont elle était la jumelle, la Tour du Coin fut en grande partie démolie en 1531, puis disparut entièrement en 1719, lors de la réfection du quai du Louvre.

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Les salles du Louvre médiéval – Partie du fossé de la forteresse du Louvre, qui longeait l’Enceinte de Philippe Auguste

L’Enceinte de Philippe Auguste traverserait aujourd’hui le milieu de la Cour carrée du Louvre. Dans les salles du Louvre médiéval, le visiteur du musée du Louvre circule dans les fossés qui entouraient l’ancienne forteresse et son donjon. Le parcours de visite suit le mur du fossé qui, à l’est, longeait l’Enceinte de Philippe Auguste.

L’ancienne muraille filait ensuite vers le nord, jusqu’à la rue Saint-Honoré, puis s’incurvait légèrement et traversait l’actuelle rue du Louvre, selon un axe diagonal, jusqu’à la porte Montmartre ou porte Sainte-Eustache.

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Rue du Louvre - Parement intérieur d’une tour

Les ruines d’une tour, dont on aperçoit le parement intérieur, se dressent encore dans un enclos, fermé par une grille, qui borde la rue du Louvre, au niveau du n° 9.

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Au-delà de la porte Montmartre, le tracé de la muraille commence ensuite à redescendre vers le centre de Paris en longeant l’actuelle rue Étienne-Marcel.

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Rue Étienne-Marcel – La Tour Jean-Sans-Peur 

Un appareil de grosses pierres irrégulières, vestiges de l’ancienne muraille, a été préservé contre le mur de la Tour Jean-Sans-Peur, dernier élément de l’Hôtel d’Artois. Construit par Robert II d’Artois à la fin du XIIIe siècle, cet hôtel particulier était devenu par voie d’héritage la résidence principale des ducs de Bourgogne. Démolie en 1885 pour permettre le percement des rues Étienne-Marcel et Turbigo, la demeure était adossée à l’Enceinte de Philippe Auguste.

C’est Jean Sans Peur qui décida la construction d’une tour de fortification pour protéger sa résidence, alors qu’il cherchait à affirmer son pouvoir sur la capitale et s’opposait à la famille royale. Cette tour, bâtie entre 1409 et 1411, communiquait, par son entresol, avec la courtine de l’Enceinte de Philippe Auguste, alors désaffectée, offrant la possibilité de quitter discrètement les lieux. Une table gravée, visible depuis la rue Étienne-Marcel, rappelle la situation de l’ancienne demeure et de sa tour de fortification contre l’ancienne muraille.

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Rue Saint-Denis – Plaque indiquant la porte Saint-Denis ou porte-aux-Peintres

Le tracé de l’Enceinte de Philippe Auguste prenait ensuite la rue de Turbigo en diagonale et passait la rue Saint-Denis, au croisement de l’Impasse aux Peintres, avant de filer parallèlement à la rue aux Ours.

 Un accès principal, passé à la postérité comme « porte Saint-Denis », permettait d’entrer dans la ville par les faubourgs du nord. Cette porte fut d’abord dite « aux Peintres », en allusion à une petite ruelle contiguë tracée à l’extérieur de la ville. Cette voie très étroite, qui ressemble aujourd’hui à une courette privée, reçut les dénominations les plus diverses : « ruelle Sans-Chef », « ruelle des Étuves » et « ruelle de l’Âne-Rayé ».

Elle s’appela « rue de l’Arbalète » à l’enseigne d’une auberge qui appartenait aux enfants d’un dénommé Gilles Le Peintre. Elle devint le « Cul-de-sac-de-la-porte-aux-Peintres » lorsque Guyon le Doux, maître-peintre à Paris, y fit bâtir une maison à la fin de l’année 1542. Le dénomination « aux Peintres » laisse toutefois entendre que d’autres artistes fréquentèrent le quartier de la porte Saint-Denis à cette époque.

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Le tracé de la muraille traversait les rues Saint-Martin et Beaubourg, puis les rues du Temple et de Rambuteau, jusqu’à la Tour Pierre-Alvart, qui se dresse encore dans la cour du Crédit municipal de Paris, rue des Francs-Bourgeois.

 

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Rue Rambuteau – Plaque indiquant la porte Sainte-Avoye, dite aussi du Temple, et la poterne du Chaume

En 1280, on perça une porte supplémentaire dans la muraille de Philippe Auguste : elle se dressait à quelques encablures du croisement formé par les rues du Temple et Rambuteau. Cette nouvelle porte, dénommée « porte du Temple », en raison de la proximité de l’enclos des Templiers, situé plus au nord, en dehors de la ville, ou « porte Sainte-Avoye », d’après le nom du couvent de religieuses tout proche, fut abattue vers 1535.

Une plaque, fixée sur l’immeuble du 6, rue Rambuteau, reproduit le tracé de l’enceinte de Philippe-Auguste et indique la porte du Temple. Elle situe également la poterne du Chaume, qui se dressait près du croisement formé par les rues Rambuteau, des Francs-Bourgeois et des Archives.

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Cour du Crédit municipal de Paris – La Tour Pierre-Alvart

L’Enceinte de Philippe-Auguste passerait aujourd’hui dans la cour du Crédit municipal de Paris (57-59, rue des Francs-Bourgeois), où se dresse encore la base en grosses pierres d’une tour, complétée en brique au XIXe siècle. Restaurée en 2014, ce vestige important porte le nom de Pierre Alvart, à qui la tour avait été donnée à cens, en même temps que la courtine aboutissant à la porte du Chaume.

Le tracé de l’ancienne muraille est par ailleurs marqué dans le pavage de la cour du Crédit municipal.

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Rue du Marché-des-Blancs-Manteaux – Plaque rappelant l’emplacement de la poterne Barbette

L’Enceinte de Philippe Auguste filait ensuite en ligne droite jusqu’à l’actuelle rue de Sévigné. Au croisement des rues Vieille-du-Temple et du Marché-des-Blancs-Manteaux, on perça une petite porte ou poterne qui offrait un accès supplémentaire à l’intérieur de la ville. Elle portait le nom d’Étienne Barbette, prévôt des marchands, qui possédait un logis considérable, non loin de là, mais hors-les-murs.

Dépourvue de tout rôle militaire après l’édification de la nouvelle enceinte voulue par Charles V au XIVe siècle, la porte Barbette demeura sans protection, ouverte à tous vents. C’est à proximité de la porte Barbette devenue obsolète que, le 23 novembre 1407, Louis Ier d’Orléans, frère cadet du roi Charles VI et galant de la reine Isabeau de Bavière, fut assassiné sur l’ordre de son cousin Jean Sans Peur, duc de Bourgogne. La démolition de la porte Barbette fut finalement décidée sous le règne de François Ier, probablement vers 1530. Une plaque, appliquée sur le mur du marché des Blancs-Manteaux, résume ces principaux faits.

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Rue des Hospitalières-Saint-Gervais – Les vestiges d’un étroit pan de mur

Derrière la rue du Marché-des-Blancs-Manteaux, dans l’angle du tronçon piétonisé de la rue des Hospitalières-Saint-Gervais, un étroit pan de l’ancienne muraille a été préservé. Le tracé de l’Enceinte de Philippe Auguste se poursuivait ensuite jusqu’à la rue de Sévigné, puis formait un angle et descendait vers les rues Saint-Antoine et Charlemagne.

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Des vestiges de l’ancienne muraille sont visibles dans le jardin des Rosiers – Joseph-Migneret : les ruines d’une tour se dressent au-delà du passage couvert donnant accès à ce jardin, du côté de la rue des Rosiers.

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Jardin des Rosiers – Joseph-Migneret – Les ruines d’une tour

L’ancienne tour fortifiée, fort dégradée et largement éventrée, flanque, avec un petit pan de mur, le chemin d’accès à cette partie du jardin, au fond duquel se dresse l’Hôtel d’Albret. C’est pour César-Phoebus d’Albret (1614-1676) que l’architecte François Mansart (1598-1666) bâtit, vers le milieu du XVIIe siècle, cet hôtel particulier dont la façade principale regarde la des Francs-Bourgeois.

Cette tour fut, au fil des siècles, intégrée à la propriété de l’Hôtel d’Albret, et servit de salle à manger d’été, puis de chapelle, comme le suggère un morceau de console moulurée subsistant dans la partie incurvée.

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Jardin des Rosiers – Joseph-Migneret – Les ruines d’une tour

Elle sert aujourd’hui de « fabrique » au jardin des Rosiers : on peut facilement l’apercevoir à travers les plantations, notamment lorsque les arbres sont dénudés pendant la saison froide.

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